9 août 2008 : Letrre 2

Chère cocci,

Je n'ai jamais été aussi mal ...Cette nuit j'ai rêver que je partais avec toi, que l'on s'effuyait dans la nuit, dans la forêt ... Je n'ai plus de larmes pour pleurer, elles ont déjà été utilisées. J'aimerai tellement sortir d'ici, avoir une vie toute neuve. Tous serait mieux qu'ici. Ici je suis enfermé, obligé à rêver cette vie que je ne vis pas. Mon plus grand rêve serait de voir la mer avec des dauphins. Je n'ai jamais vu la mer , lorsque j'étais enfant, mes parents n'avaiient pas assez d'argent pour payer le voyage là-bas alrs j'imagine, j'ai vu des photos et mes rêves sont basés dessus.

Les personnes blanches m'énervent, et puis, qu'est ce qu'elles ont à mettre des blouses, je ne peux pas les contaminer, je ne suis pas malade, je n'ai pas la peste. Tu sais cocci, j'ai fait un énorme effort hier, je leur ais dit merci. Je crios que c'est le premier mot que je dis depuis que je suis arrivé. mais bon cette fille avait l'air gentille et puis elle faisait des vrais sourires, des sourires qui voulaient dire "tu as l'air sympathique, pourquoi es tu là " et non pas " ma pauvre enfant, tu vas passer le restant de ta vie enfermé dans cette cellulle. Son visage était rond mais ses traits étaient fins avec des cheveux blonds coupés au carré qui faisait ressortir ses yeux bleux pleins de bonté. Elle ne devait pas être plus âgée que 35 ans mais elle avait l'air de connaitre déjà un peu la vie. C'est lorsqu'elle m'a donné mes pillulles bleues que je lui ait dit merci. Cela n'avais pas l'air de l'étonné mais son regard pétillat pourtant.

Je ne l'ai pas revu, je pense qu'ils ne veulent pas que je parlent, qu'ils ne veulent pas que je me libèrent, qu'ils ne veulent pas que je partent. De toute manière, je suis impuissante face à eux. Je n'ai que ma pensée que je puisse encore dirigée.

Ce matin, Cocci, tu étais encore là au même endroit, tu n'avais pas bougé. Je sais que tu veux m'écouter. Ma confidente, je n'ai plus personne à qui parlé, moi, je n'ai rien demandé, je veux juste m'en aller, juste oublier, juste parler.

Dans mon rêve, arriver à la forêt, j'entendait des bruits de pas. Les pas des personnes blanches, puis, je me suis mise à courir. Ils ont couru. Puis, j'ai crié. Ils m'ont ligoté, je n'ai plus pu crier. Je devais me taire, ne plus parler. Et, ils m'ont emmené. Mon rêve s'est transformé en cauchemar. Mais le cauchemar je voudrais tellement l'effacer. Je ne veux garder que mon rêve. Le problème c'est que je suis enfermé, l'enfermement amène une grande imagination mais pas forcement les meilleurs scénarios car nous savons, au fond de nous, que nous serons enfermé jusqu'au bout.

# Posté le samedi 09 août 2008 13:06

8 août 2008 : Lettre 1

Chère cocci,

Tu es encore là, on dirait que tu aimes que je te parle. Tu m'attend toujours au même endroit et je te raconte mes soucis, mes joies, ma vie. Tu sais, quelquefois, j'ai l'impression qu'il n'y a que toi qui m'écoute, qui est là.
Au moins, j'ai quelqu'un, je t'ai toi. Certaines personnes sont vraiment seules j'ai elle, cocci. Je sait que je n'ai pas à me plaindre et que ma vie est uhne chance, cocci, oui, je sais tous cela. Pourtant, c'est tellement plus facile à dire qu'à faire.

Hier j'ai eu une visite autre que la tienne, ma maman est venu cela faisait tellemtn longtemps qu'elle n'était pas venue. Elle est toujours aussi belle tu sais, moi je me sens moche à côté d'elle. Je ne lui est pas beaucoup parlé, que devais-je lui dire ? C'est comme si je parlais à une étrangère, qui parle une autre langue. Elle m'oblige à les prendre, tu sais, les pillulles bleues, les personnes blanches savent que je les vomies. Au moins, je maigris. Et puis, je sais que tu ne veux pas non plus que je les prennent ces pillulles de malheur car après, je ne suis pas bien et je dors tout le temps, c'est très ennuyeux je trouve.

Je n'ai pas beucoup d'amis ici, il n'y a que toi et je te remercie d'être là, il n'y a que à toi que je me raccroche, à toi que je souri. Je sais que les personnes blanches me parle comme si j'avais trois ans, cela me détruit tous les jours un peu plus. J'aimerais leur dire, j'aimerai leur prouver, mais dès que mes lèvres bougent, je n'arrive à articuler que non. Ce non qui meur fais croire que je suis une attardée. Mais de toute façon, ils ne comprendraient pas. Personne ne sait se que c'est d'être enfermé, tous les jours, toutes les heures, toutes les secondes, avec une seule personne à qui se confié, et des tas d'être qui ne font que vous pousser dans ce fossé. Personne ne sait ...

Ils font semblant, te font de grands sourires mais ces sourires me tuent, cocci. Ils ne me montrent que de la pitié, si il savaient, si il savaient ce que je pensais ... Mais tu sais ce qui me retiens mes paroles c'est la peur, je suis tellement habitué à ça, cocci à être dépendantede tous ses gens que je ne sais comment c'est au-dehors. Défois, je me pose à ma fenêtre et j'imagine les gens, leur habitude, leur vie dans laquelle il ont une totale liberté. Leur vie doivent leur sembler si simple.Ils ne doivent savoir ce qu'est la peine ou l'ebnfermement, la peur de rester au même endroit tous les jours, la peur que leur libertés s'évanouissent. Oui, cocci, ils doivent être bien heureux.

J'ai entendu deux personnes blanches qui disaient que la vie dehors est parfois pire qu'ici, à fréquenter des fous, ils commencent sûrement à le devenir. Certainement, ils viennent ici tous les jours, mais si un parent( les appelle en leur demandant de venir, ils peuvent le faire, ils peuvent partir, respirer, marcher.

# Posté le vendredi 08 août 2008 09:22

Modifié le samedi 09 août 2008 13:07